Chasse à l'arc
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Chasser avec un arc traditionnel
La chasse à l’arc traditionnel
est la plus difficile, mais c’est aussi la plus gratifiante.
Difficile, car pour bien maîtriser son arme et optimiser
au maximum son tir instinctif, l’archer devra s’entraîner plus souvent. Ce
qui n’est qu’un moindre
mal puisque comme pour le vélo, c'est un savoir qui ne s’oublie pas. Bien
sur, certains diront que l’arc traditionnel est plus lent que l’arc mécanique
moderne. C'est vrai si on ne mesure que de la vitesse de
la flèche. Mais dans le tir, c'est toute l'action au complet qui compte.
A la chasse, c'est un handicap s'il vous
faut
10 secondes pour tirer contre 2 pour un archer traditionnel moyennement
entraîné. L'arc
traditionnel l'emporte donc haut la main car sa fluidité permet d'encocher,
d'armer puis de décrocher une flèche dans un même mouvement continu, sans
accros. Sans oublier toutes les positions que l'archer traditionnel peut
prendre (photo ci-dessous). Essayez donc de faire la même chose
avec un arc compound!
Pour les
autres avantages, c’est une arme léger et facile à ajuster, pas de visserie
ou de gadgets qui peuvent dérégler, pas besoin de craindre les abus non plus.
Cela je peux en parler, ayant utilisé mon arc comme une pagaie
pour faire avancer un vieux canoë, ou comme un bâton de marche pour traverser
une rivière voir pour m'aider a sortir d'un bourbier, sans oublier toutes
les fois ou il
est
tombé de mon tree-stand... Finalement on peut aussi parler de sa beauté et
de son élégance; on ne peut pas faire plus simple; c'est un arc confortable
et plutôt agréable à regarder.

L'apparition des premiers arcs en Amérique du Nord
On imagine pas les indiens sans
leurs arcs, et avec raison puisque arcs et flèches étaient leurs armes de
prédilection avant
l'introduction des armes à feu. Ce n'était
cependant pas toujours le cas puisque l'arc fit une apparition relativement
tardive
en Amérique
du Nord. Des fouilles
archéologiques
ayant mis à jour des pointes de flèches qui indiqueraient que l'arc fut importé par
des tribus nomades venues de Sibérie, il y a environ 2000 ans*. Son utilisation
s'étant ensuite progressivement, mais aussi de façon inégale, répandue à travers
les Amériques.
Les recherches tentent à démontrer que l'arc fut utilisé par les indiens
des plaines il y a 700 ans seulement. Vint la découverte de l’Amérique en
1492, puis l’établissement des premières colonies, un siècle plus tard. Les
Européens apportèrent avec eux les armes à feu. Bien que plus puissantes,
les indiens des Plaines et plus particulièrement les Kiowa, Cheyenne et
les Sioux, préféraient l’arc pour chasser le bison à car les détonations
des armes à feu
provoquaient la panique parmi ces animaux. Les armes à feu étaient
alors réservées pour faire la guerre.
*Par comparaison, l’arc est apparu en Europe occidentale il y a environ 6000 ans. Le plus ancien arc connu en Europe est l’arc de Holmegaard au Danemark. |
 Ishi, le dernier des Yana
The Last of his Tribe |
L'arc
du
professionnel
"La carrière d’un archer professionnel
débute
parfois d’une
façon inattendue. Pour moi, tout a commencé dans une salle obscure. J’avais à peine
16 ans lorsque mon frère m’entraîna au cinéma pour la séance de l’après-midi;
le film Deliverance était alors à l’affiche. C’était la
première
fois que je voyais un chasseur à l’arc moderne. A part la scène de pêche
et celle où le personnage interprété par John Void est pris d’une violente
crise de “Buck Fever” alors qu’il s’apprête à tirer un cerf de Virginie,
les autres séquences du film n’avaient rien à voir avec la chasse à l’arc
bien que cette arme était
au centre de nombreuses situations. Bref, vous connaissez probablement
le film...
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Une belle prise; un alligator de 350 kg |
| Toujours est-il que mon intérêt
pour cette arme a bien commencé ce jour là. D’autres
films sont par la suite venus alimenter ma curiosité; ceux de Fred Bear,
de Howard Hill et de Ben Pearson. Cette nouvelle passion m’entraîna sur les
terres lointaines et sauvages de plusieurs continents. Je devins tout naturellement
guide de chasse, toujours avec un arc dans les
mains. J’ai depuis fermé les camps, mais j’ai encore tous mes arcs.
Quand on travaille dans ce métier, on finit par en accumuler beaucoup, arcs
d'autant plus précieux il s'agit souvent de cadeaux offerts par des
clients devenus des amis. On m'a aussi remis de nombreuses flèches, des
centaines en fait, toutes dédicacées par leurs propriétaires respectifs
(voir photo). Aujourd'hui je continue le tir à l’arc
et je fabrique avec plaisir plusieurs douzaines de flèches chaque hiver.
Bien entendu, je chasse aussi souvent que possible. " Gerry Risser |
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